« Blood Games Schattra » : différence entre les versions

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===Intro===
===Intrigue===
Bonjour et bienvenue dans cette chronique de Tales of Heresy, premier recueil de nouvelles consacrées à la couverture de l’Hérésie d’Horus par la Black Library, publié en 2009 et traduit en français dans la foulée sous le titre de Chroniques de l’Hérésie. Une chronique de chroniques hérétiques… mais qui ne le sont pas vraiment au final. Eh oui, c’est ce que nous avons au menu aujourd’hui les amis. Car une des particularités de cette première anthologie, occupant la 10ème place dans la série de l’Hérésie, est que toutes les histoires qu’elle regroupe se sont déroulées avant qu’Horus ne décide de mettre les doigts dans la prise<span style="color:red"><sup>1</sup></span>. Cela en fait un ouvrage à part de cette saga tentaculaire, à placer aux côtés de l’Ascension d’Horus, qui dépeignait aussi « l’avant » du grand cataclysme sur le point d’engloutir l’Imperium et le rêve de l’Empereur. On pourrait presque rebaptiser ce volume Chroniques de la Croisade, et annoncer plus fidèlement la couleur. Laissons cependant ces considérations sémantiques de côté pour nous concentrer sur la composition de cet objet.
C’est camping ce soir pour notre héros, un individu mystérieux plus enclin à partager avec le lecteur ses voyages pendant les dix derniers mois, qui l’ont vu parcourir une bonne partie de l’Eurasie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et en suivant le vol des hirondelles d’Afrique chargées de noix de coco, qu’à révéler les raisons qui l’ont poussé à entreprendre ce périple singulier, ni pourquoi il est persuadé d’être recherché par les autorités locales. Au fur et à mesure que les anecdotes s’enchaînent, signe manifeste de la vie intérieure très riche du personnage, qui ne parle pas mais se souvient beaucoup, nous prenons la mesure du bonhomme, et comprenons qu’il n’est pas venu pour rigoler, en témoignent les trois migous junkies que Mr X a froidement abattu lorsque ces derniers ont fait mine de lever la main sur lui pendant un deal de résine qash<span style="color:red"><sup>1</sup></span>, sur les contreforts d’un Palais Impérial en grands travaux de renforcement. Si le migrant inconnu tenait tant à récupérer la précieuse substance, c’est qu’il a besoin des effets paralysants de cette dernière pour duper les scanners biologiques qui protègent le Palais, et feint donc la mort derrière un tas de gravier transporté par une grue pour déjouer les mesures de sécurité entourant sa cible. Car il ne fait guère de doute après ces quelques pages introductives que notre héros est un assassin, et que sa future victime se terre quelque part dans l’immensité baroque de la baraque de fonction de Pépé.


Regroupant sept nouvelles se déroulant d’un bout à l’autre de la galaxie, depuis cette bonne vieille Terra jusqu’à lointaine Nuceria, et convoquant aussi bien des Primarques que des Sœurs du Silence, des Custodiens que des Space Marines, des civilisations perdues et d’infâmes Xenos pervertis, avec même une apparition apocalyptique de cette HoE de Mom<span style="color:red"><sup>2</sup></span>, ces Chroniques brassent large et laissent une ample place à leurs contributeurs pour esquisser un portrait de l’Humanité à la toute fin de ce qui peut être considéré comme son âge d’or. Le nombre limité d’histoires intégrées dans ce volume permet en effet aux plus prolixes de ces auteurs de soumettre des récits tenant plus de la novella que de la nouvelle, la longueur moyenne de ces (pas si) courts formats approchant les soixante pages. Les Chroniques de l’Hérésie ont pu compter sur l’expertise de quelques noms bien connus de l’habitué de la Black Library, depuis l’omnipotent Dan Abnett<span style="color:red"><sup>3</sup></span> jusqu’aux fidèles Gav Thorpe et Graham McNeill, mais également sur la collaboration d’auteurs plus rares, voire absents, de la suite de l’Hérésie, de Matthew Farrer à Mike Lee. On peut donc s’attendre à ce que le résultat soit un peu moins « maîtrisé » que les dernières sorties hérétiques, qui ont bénéficié d’un niveau de contrôle éditorial sans précédent de la part de la BL.


Et maintenant, <s>partons dans une galaxie lointaine</s>, il y a fort longtemps notre galaxie, dans 28 millénaires…
Négociant les obstacles les uns après les autres grâce à ses talents naturels, un changement fréquent d’identité et de profession, et l’aide de quelques petits gadgets très utiles, comme un champ de déplacement pour camoufler sa stature massive, et une feintecapuche<span style="color:red"><sup>2</sup></span> pour disparaître totalement, tel un Harry Bolter de deux mètres dix sous sa cape d’invisibilité, le stalker parvient jusqu’au Hall de Leng, où il surprend Rogal Dorn en train de palucher un grimoire massif à des heures indues. S’arrêtant à peine pour noter la beauté des mains du Primarque, le tueur se rue sur cette pauvre et frêle chose qu’est le Prétorien de Terra, la dague aux lèvres et la bave à la main…


<span style="color:red"><sup>1</sup></span>: Et surtout, qu’Erebus ne décide de mettre un athame dans Horus.


<span style="color:red"><sup>2</sup></span>: Soit ‘Him on Earth’ et ‘Master of Mankind’. De là à dire que l’Empereur est un cougar, il y a une ligne franchement hérétique à franchir. Remarquez, cela permet aux renégats de recycler facilement la devise du bro code à leur avantage : « Je me suis détourné de la lumière de l’Empereur parce que bros before hoe, man ».


<span style="color:red"><sup>3</sup></span>: Qui après avoir signé le premier roman de la série, trouve le moyen de signer la « première » nouvelle également. Gros bonnet.
…Mais voit sa lame empoisonnée être repoussée au dernier moment par un Custodien, qui s’était lui aussi planqué sous une cape VPN pour éviter d’être repéré. Bien que parvenant à se défaire de cet adversaire, puis des deux autres qui lui tombent sur le râble immédiatement après (pendant que Rogal Dorn, vraiment imperturbable, finit sa petite affaire dans son coin), l’assassin décide sagement de s’échapper de ce traquenard, mais se retrouve cerné à la sortie du Hall par un quintet de Custodiens en armure complète, qui lui font comprendre qu’une reddition immédiate serait charitable de sa part. Jeté en prison comme un malpropre sans avoir pu mener à bien sa mission, notre héros reçoit la visite de Constantin Valdor en personne, qui, plutôt que de le soumettre à la torture pour lui arracher ses secrets, le félicite pour le nouveau high score qu’il a réussi à établir pour cet exercice rafraîchissant que sont les Parties de Chasse (Blood Games) de l’Adeptus Custodes. Car notre surineur masqué capé n’était pas un Assassin retourné par Horus, ou un Alpha Légionnaire en goguette sur Terra, mais Amon, Custodien du 1er Cercle, et son run presque réussi va permettre à ses frères d’armes de perfectionner encore un peu plus la sécurité du Palais, dont il a exposé les failles<span style="color:red"><sup>3</sup></span>.


===Nouvelles en Anglais===
[[Blood Games]] de [[Dan Abnett]]<br />
[[Wolf at the Door]] de [[Mike Lee]]<br />
[[Scions of the Storm]] de [[Anthony Reynolds]]<br />
[[The Voice]] de [[James Swallow]]<br />
[[Call of the Lion]] de [[Gav Thorpe]]<br />
[[The Last Church]] de [[Graham McNeill]]<br />
[[After Desh'ea]] de [[Matthew Farrer]]<br />


Ce malentendu dissipé, il est temps pour notre vaillant infiltrateur de reprendre ses fonctions normales, qui consistent à détecter et déjouer tous les complots menaçant l’ordre impérial et la sécurité de l’Empereur sur Terra et dans ses environs. Bénéficiant d’un matériel de pointe et de pouvoirs très étendus, mais pas absolus, car même au zénith de la Grande Croisade, le Monde Trône n’était pas totalement sous le contrôle de Pépé, les Custodiens occupent donc leurs journées à maintenir la pax imperialis, ce qui les conduit parfois à monter des opérations que n’aurait pas dédaigné Tom Cruise à son époque Mission Impossible<span style="color:red"><sup>4</sup></span>. Pour Amon, qui est parti crapahuter dans la pampa avant que la nouvelle de la trahison d’Horus ne soit révélée, il faut se remettre au travail sans tarder après ces quelques mois de randonnée itinérante (l’équivalent d’une période de congés pour un Custodien, sans doute). Il demande donc à Valdor de superviser le dossier Sichar, du nom de l’influent seigneur du Hy Brasil, soupçonné d’entretenir des contacts détournés avec des éléments félons de l’Armée Impériale.


===Conclusion générale ===
Et voilà qui conclut cette chronique de chroniques, premier recueil de nouvelles de l’Hérésie d’Horus et donc point de départ logique pour se lancer dans cette entreprise. Plus de dix ans après la sortie de cet opus, et alors que la fin s’approche pour ce cycle majeur, je pense que cette anthologie mérite toujours une lecture si ce dernier vous intéresse. Bénéficiant de quelques travaux réellement uniques, ou peu s’en faut dans la production de la BL, d’une grande variété de personnages et de théâtres<span style="color: green "><sup>1</sup></span> , d’une dose de fluff beaucoup plus généreuse que ce à quoi les recueils 40K nous avait habitués, Tales of Heresy est également porteur d’une vision assez unique de la galaxie au moment où l’Humanité était encore sûre de sa force, ou persuadée que le caprice d’Horus pourrait être réglé de façon rapide. L’étude des prochains volumes permettront de déterminer si nous sommes en présence d’une perle rare, ou d’une copie conforme au standard hérétique. Quoi qu’il en soit, préparez-vous : la suite risque d’être saignante…


<span style="color: green "><sup>1</sup></span> : Pour les intrigues en revanche, c’est un peu plus uniforme. On peut toutefois noter qu’il y a une constante au 30ème millénaire quand on est une planète redécouverte par l’Imperium : que l’on soit pour (‘Scions of the Storm’), contre (‘Wolf at the Door’) ou bien au contraire (‘Call of the Lion’) au sujet d’une intégration à ce dernier, on a de grandes chances de finir la tête au fond des chiottes.
Jamais le dernier à mettre les mains dans le cambouis, Amon recrute son vieux pote (façon de parler, les Custodiens sont tous des asociaux) Haedo pour infiltrer le territoire de son suspect, usant à nouveau de sa science du maquillage et de la postiche pour se faire passer pour un VRP en granit, ou équivalent, tandis que son collège adopte le rôle de son garde du corps. Le hic, c’est que cet impatient d’Amon n’a pas attendu le mandat demandé à ses supérieurs pour se rendre sur place, et a poussé le zèle jusqu’à tenter de hacker le pare-feu de Sichar en utilisant des lombrics espions (it’s complicated). S’il se fait gauler, ce sera un beau merdier diplomatique, mais comme notre héros est un vrai professionnel hautement entraîné... il se fait gauler. Je crois que la bonne formule était « autrement entraîné ». Pour ne rien arranger, Amon se fait griller sous sa perruque par le soupçonneux garde du corps du frère de Sichar avec lequel il taillait le bout de gravier, un Lucifer Black auquel on ne l’a fait pas. Cependant, la tentative grossière de la team Custo’ ne se solde pas par un échec complet, les derniers vers inquisiteurs d’Amon lui ayant permis de prouver que ce petit fripon de Sichar a bien été en contact régulier avec le Vengeful Spirit au cours des derniers mois.
 
 
Abandonnant toute discrétion, les deux Custodiens se font livrer leurs armes et armures par un téléporteur Über Cheat, et partent en direction du Parlement de Hy Brasil, où se trouve leur suspect, le Lucifer Black de garde du frangin d'icelui sur les talons. Grâce à la magie des feintecapuches, ils parviennent toutefois à portée de lance gardienne de l’agent double, révèlent leur présence, et le somment de se rendre sans jouer au héros…
 
 
…Cette interpellation sans histoire est cependant complexifiée par l’arrivée soudaine d’une escouade de Huscarls Imperial Fists, menée par Rogal Dorn en personne. Devant le refus des deux Custodiens de baisser leur arme, le Primarque est contraint de leur expliquer la situation : Sichar a bien été en contact avec Horus, mais c’est parce qu’il était un agent double au service de Terra. Et maintenant que sa couverture a été atteinte, il faudra trouver aux loyalistes un nouveau moyen de suivre les faits et gestes du Maître de Guerre félon. Bravo les Custos. Et Amon de faire remarquer à son interlocuteur qu’il faudrait vraiment que Space Marines et Custodiens collaborent de façon plus soutenue à l’avenir, afin d’éviter ce genre de résultats contre-productifs, conséquences logiques d’un travail en silo. Avant que Dorn ne puisse donner son avis sur la question, le Lucifer servant de garde du corps à Sichar, qui lui était un véritable traître, fait péter une bombe dans l’enceinte du Parlement, tuant son ancien employeur pour lui apprendre à être une balance. Il faudra à Amon encore s’employer pour rattraper le fâcheux et l’empêcher de faire exploser une autre bombe, bien plus dévastatrice, au dessus de la patinoire géante servant à refroidir les réacteurs de Hy Brasil, ce qui aurait eu des conséquences dévastatrices. Une petite téléportation du véhicule piégé en orbite, et l’affaire est réglée. Cependant, il va falloir que les surhommes rivaux apprennent à coopérer d’ici l’ouverture du siège de Terra si Pépé veut espérer l’emporter…
 
 
 
…Spoiler : ils n’y arriveront pas des masses.
 
 
 
<span style="color:red"><sup>1</sup></span>: Grossière erreur qu’ils ont payé de la même manière, c’est-à-dire cash.
 
 
<span style="color:red"><sup>2</sup></span>: Je suis quasiment sûr que falsehood n’a pas été traduit comme ceci en VF, mais ma version a vraiment trop la classe.
 
 
<span style="color:red"><sup>3</sup></span>: « Et Dorn dans tout ça ? » demanderont les lecteurs Imperial Fists, avec raison. Et bien le Primarque est chill avec le concept du "Un-Deux-Trois...Scalpel" dont il est la cible de la part des Custodiens, apparemment. Notamment parce qu’il avait repéré Amon depuis un petit moment, et ne se sentait pas vraiment menacé par un avorton maniant un couteau à huître.
 
 
<span style="color:red"><sup>4</sup></span> : À ne pas confondre avec ‘Maçon Impassible’, qui est le sobriquet dont les Custodiens ont affublé ce pisse-vinaigre de Dorn.
 
===Avis===
Fascinante immersion dans le quotidien trépidant des encore plus meilleurs de l’Empereur, Blood Games fait mouche sur tous les plans importants pour une nouvelle de GW-Fiction. En matière de forme, Abnett parvient, comme à son habitude, à plonger son lecteur dans une intrigue passant de palpitante à intéressante, grâce à sa maîtrise de l’exposition parcellaire, qui lui permet de laisser son public dans une méconnaissance savamment étudiée de la situation dans laquelle son héros se trouve, jusqu’au rebondissement (pas tout à fait) final venant faire toute lumière sur les pages précédentes. Le bougre a beau être connu pour l’utilisation de ce genre d’effet, ce dernier marche toujours à plein à la première lecture, et c’est tant mieux. En plus de ce masterclass en termes de construction, Abnett convoque les souvenirs de ses trilogies inquisitoriales pour effectuer un remarquable travail de contextualisation de son propos, décrivant avec une foule de détails bien sentis la situation de Terra au début de l’Hérésie. Ce qui n’était alors « que » le Monde Trône se dévoile alors dans toute sa complexité, rappelant au lecteur qu’il n’y a pas forcément besoin de convoquer des armées titanesques s’affrontant sur des centaines d’années lumières pour intéresser le chaland.
 
 
Sur le fond, Abnett fait également fort en creusant quelques thèmes intéressants, comme le rôle et l’organisation des Custodiens, leurs rapports avec les autres protecteurs de Terra, et la situation géopolitique de la planète à HH-1. Et, si la vision qu’il donne de ces sujets peut surprendre de prime abord, il introduit ces nouveaux éléments de fluff avec une telle autorité et maestria que l’on ne peut qu’accepter sans la contester sa vision des choses, alors que beaucoup d’autres auteurs moins doués ont peiné à convaincre leur public de la validité de leur raisonnement et ajouts au background hérétique. Mine de rien, les apports de ces quelques dizaines de pages sont loin d’être anodins (notamment la mainmise assez fragile que l’Empereur a sur sa propre capitale, alors qu’il vient de conquérir la galaxie), et un certain nombre de publications postérieures capitaliseront sur ces derniers, à commencer par les propres soumissions d’Abnett (retour des Lucifer Blacks dans Légion, par exemple).
 
 
Finalement, le seul reproche que je ferai à cette nouvelle porte sur sa conclusion au goût d’inachevé, l’ultime cabriole d’Amon pour arrêter la Zamboni piégée de l’assassin de Sivar (dont la mort, racontée par une mention de deux lignes après une ellipse ayant projeté l’intrigue de la discussion tendue entre Amon et Dorn à la course poursuite du premier, est également bizarrement traitée) ne faisant pas le poids face à la qualité des pages précédentes. Pour le reste, c’est de l’excellent boulot de part de Dan Abnett, et une des meilleures nouvelles de tout le corpus hérétique que vous tenez dans les mains.
 
===Fluff===
'''Adeptus Custodes (Caractéristiques)''' : Les protecteurs de l’Empereur sont généralement plus grands et plus imposants que les Space Marines, même si la différence est loin d’être aussi marqué qu’entre un humain et un Space Marines.
   
'''Adeptus Custodes (Organisation)''' : Les Custodiens sont divisés en plusieurs cercles selon leur position hiérarchique. Ils ont leurs quartiers dans le Palais Impérial dans une tour de l’Hégémon. Leur accès au système universel d’identification biométrique et à la noosphère terrane leur permet d’identifier, de suivre et de neutraliser les menaces à l’ordre impérial.
   
'''Adeptus Custodes (Culture)''' : Leurs noms leur sont donnés par le premier cercle, en reconnaissance de leur identité et celle de leur famille, lieux de formation et exploits accomplis. Ces sont gravés sur leur armure, le premier élément visible au niveau du col, et le reste sur la face intérieure de la cuirasse. Valdor avait 1932 éléments à son nom au moment de l’Hérésie. Ils ne sont pas liés par la fraternité des Astartes, et sont ainsi mieux capables d’opérer seuls. Ils s’équipent sans l’assistance de serfs.
   
'''Adeptus Custodes (Technologies)''' : Les Custodiens utilisent des technologies avancées pour mener à bien leurs missions. Le Displacer field  permet de dissimuler la taille et la stature de son porteur. La Falsehood est une cape d’invisibilité. Les Vermicular probes sont de petits robots vermiformes, de la taille d’une baguette (rq : l’ustensile chinois, pas la spécialité française) utilisés par les Custodiens pour infiltrer les systèmes d’information de leurs cibles. Répandus par milliers sur zone, les probes sont programmés pour se frayer un chemin jusqu’aux banques de données les plus proches, et envoyer l’information qu’ils ingèrent au centre de contrôle du Palais Impérial. Ils utilisent également des balises de téléportations minitaurisées et très précises, afin de recevoir leur équipement si le besoin s’en fait sentir alors qu’ils sont en mission.
   
'''Parties de Chasse''' : Afin de tester la robustesse des systèmes de sécurité du Palais Impérial, les Custodiens se prêtent à des Parties de Chasse (Blood Games), durant lesquelles ils essaient individuellement de penétrer le Palais pour assassiner un dignitaire important, voire un Primarque. Après chaque tentative, les méthodes utilisées par les « assassins » sont analysées pour améliorer la sécurité.
   
'''Terra (géographie)''' : Slovakian fiefs, Kaspia (nord reaches), Pit of Venezia (Dolomite Shrines), Boocuresti Hive, Bilhorod, Himalazia, Kath Mandau, Xizang mines, Gobi Wastes, Irkutsk, Papuan Deserts (Cebu Sity), Baktria, Delta Nilus, Archangelus (cité ruche ?), Nordafrik, Hy Brasil, Planalto (cité ruche du Hy Brasil) et le quartier de Sao Paol, Sud Merican Cantons.
   
'''Terra (Palais Impérial)''' : Cet édifice est décrit comme plus grand que beaucoup de cités de Terra. Il comporte des ravins artificiels constitués de l’empilement de cinq cents étages. Certains de ses domes, comme celui de l’Hégémon, sont si larges qu’ils disposent de leur propre micro-climat (la pluie de l’Hégémon est considérée comme un bon présage). Parmi les lieux connus, on trouve l’Enceinte de Jade (Jade Bailey), l’Oasis de Qokang, les Tours des Taxonomies, l’Investiary, le Hall de Leng (anomalie de l’espace-temps, à la confluence du passé et du futur), la Maison des Armes (House of Weapons, armurerie des Custodes), le Grand Observatoire (Great Observatory). Une montagne entière de l’Himalaya a été rasée pour fournir les matériaux nécessaires à sa fortification au début de l’Hérésie.
   
'''Terra (faune)''' : Loups irradiés (rad-wolves), présents en grand nombre sur les contreforts du Palais Impérial, et tenu à distance par des mastiffs.
   
'''Population impériale''' : Les Genestock Ogres de Nei Monggol, aussi appelés migous (rq : nom du yeti dans l’Himalaya). Ils sont beaucoup plus grands et forts qu’un homme normal et même qu’un Space Marine. Ils se droguent avec de la résine qash, dérivée d’un nématode du désert de Gobi.
   
'''Personnages nommés''' : Pherom Sichar est le seigneur du Hy Brasil et possède un empire commercial important dans les colonies terranes grâce à  ses connections avec la Navis Nobilite. Il est reconnu comme l’un des cinquante seigneurs féodaux les plus puissants des colonies (possession de Cajetan sur le monde de 61 Isthmus), avec un statut qui aurait pu lui permettre de devenir membre du Conseil de Terra, sans l’intervention de Malcador. Descendant direct de Dalmoth Kyn, l’un des derniers tyrans à s’être opposé à l’unification. Il a quatre frères, dont Ptolem Sichar. Protégé par les Dracos, une division militaire d’élite, et par des membres des Lucifer Blacks. Soupçonné par les Custodiens d’être en liaison avec Horus, il périt dans l’explosion d’une bombe posée par son garde du corps après que Rogal Dorn ait révélé qu’il était un agent double au service de Terra. La Dame Kalhoon de Lanark a été assignée à résidence du fait de son opposition à l’Empereur. Hans Gargetton, Chancelier des Plateformes Atlantiques, a été démis de son office et mis en examen de haute trahison du fait de son opposition à l’Empereur. 
   
'''Régiment de renom''' : Les Lucifer Blacks sont un régiment à la réputation légendaire, dont les membres sont tout autant réputés pour leurs prouesses aux combats que pour leur intelligence et esprit d’analyse. Quasiment exterminés pendant les guerres d’Unification, seuls les individus les plus influents peuvent s’attacher les services d’un Lucifer Black.

Dernière version du 28 juin 2026 à 15:46

Par Schattra

Avant-Propos

Et voila la Schattra touche , merci a lui.
Vous pouvez le retrouver ici : https://nebelheim.wordpress.com/

Ou ici : https://www.warhammer-forum.com/index.php?/profile/27242-schattra/

Intrigue

C’est camping ce soir pour notre héros, un individu mystérieux plus enclin à partager avec le lecteur ses voyages pendant les dix derniers mois, qui l’ont vu parcourir une bonne partie de l’Eurasie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et en suivant le vol des hirondelles d’Afrique chargées de noix de coco, qu’à révéler les raisons qui l’ont poussé à entreprendre ce périple singulier, ni pourquoi il est persuadé d’être recherché par les autorités locales. Au fur et à mesure que les anecdotes s’enchaînent, signe manifeste de la vie intérieure très riche du personnage, qui ne parle pas mais se souvient beaucoup, nous prenons la mesure du bonhomme, et comprenons qu’il n’est pas venu pour rigoler, en témoignent les trois migous junkies que Mr X a froidement abattu lorsque ces derniers ont fait mine de lever la main sur lui pendant un deal de résine qash1, sur les contreforts d’un Palais Impérial en grands travaux de renforcement. Si le migrant inconnu tenait tant à récupérer la précieuse substance, c’est qu’il a besoin des effets paralysants de cette dernière pour duper les scanners biologiques qui protègent le Palais, et feint donc la mort derrière un tas de gravier transporté par une grue pour déjouer les mesures de sécurité entourant sa cible. Car il ne fait guère de doute après ces quelques pages introductives que notre héros est un assassin, et que sa future victime se terre quelque part dans l’immensité baroque de la baraque de fonction de Pépé.


Négociant les obstacles les uns après les autres grâce à ses talents naturels, un changement fréquent d’identité et de profession, et l’aide de quelques petits gadgets très utiles, comme un champ de déplacement pour camoufler sa stature massive, et une feintecapuche2 pour disparaître totalement, tel un Harry Bolter de deux mètres dix sous sa cape d’invisibilité, le stalker parvient jusqu’au Hall de Leng, où il surprend Rogal Dorn en train de palucher un grimoire massif à des heures indues. S’arrêtant à peine pour noter la beauté des mains du Primarque, le tueur se rue sur cette pauvre et frêle chose qu’est le Prétorien de Terra, la dague aux lèvres et la bave à la main…


…Mais voit sa lame empoisonnée être repoussée au dernier moment par un Custodien, qui s’était lui aussi planqué sous une cape VPN pour éviter d’être repéré. Bien que parvenant à se défaire de cet adversaire, puis des deux autres qui lui tombent sur le râble immédiatement après (pendant que Rogal Dorn, vraiment imperturbable, finit sa petite affaire dans son coin), l’assassin décide sagement de s’échapper de ce traquenard, mais se retrouve cerné à la sortie du Hall par un quintet de Custodiens en armure complète, qui lui font comprendre qu’une reddition immédiate serait charitable de sa part. Jeté en prison comme un malpropre sans avoir pu mener à bien sa mission, notre héros reçoit la visite de Constantin Valdor en personne, qui, plutôt que de le soumettre à la torture pour lui arracher ses secrets, le félicite pour le nouveau high score qu’il a réussi à établir pour cet exercice rafraîchissant que sont les Parties de Chasse (Blood Games) de l’Adeptus Custodes. Car notre surineur masqué capé n’était pas un Assassin retourné par Horus, ou un Alpha Légionnaire en goguette sur Terra, mais Amon, Custodien du 1er Cercle, et son run presque réussi va permettre à ses frères d’armes de perfectionner encore un peu plus la sécurité du Palais, dont il a exposé les failles3.


Ce malentendu dissipé, il est temps pour notre vaillant infiltrateur de reprendre ses fonctions normales, qui consistent à détecter et déjouer tous les complots menaçant l’ordre impérial et la sécurité de l’Empereur sur Terra et dans ses environs. Bénéficiant d’un matériel de pointe et de pouvoirs très étendus, mais pas absolus, car même au zénith de la Grande Croisade, le Monde Trône n’était pas totalement sous le contrôle de Pépé, les Custodiens occupent donc leurs journées à maintenir la pax imperialis, ce qui les conduit parfois à monter des opérations que n’aurait pas dédaigné Tom Cruise à son époque Mission Impossible4. Pour Amon, qui est parti crapahuter dans la pampa avant que la nouvelle de la trahison d’Horus ne soit révélée, il faut se remettre au travail sans tarder après ces quelques mois de randonnée itinérante (l’équivalent d’une période de congés pour un Custodien, sans doute). Il demande donc à Valdor de superviser le dossier Sichar, du nom de l’influent seigneur du Hy Brasil, soupçonné d’entretenir des contacts détournés avec des éléments félons de l’Armée Impériale.


Jamais le dernier à mettre les mains dans le cambouis, Amon recrute son vieux pote (façon de parler, les Custodiens sont tous des asociaux) Haedo pour infiltrer le territoire de son suspect, usant à nouveau de sa science du maquillage et de la postiche pour se faire passer pour un VRP en granit, ou équivalent, tandis que son collège adopte le rôle de son garde du corps. Le hic, c’est que cet impatient d’Amon n’a pas attendu le mandat demandé à ses supérieurs pour se rendre sur place, et a poussé le zèle jusqu’à tenter de hacker le pare-feu de Sichar en utilisant des lombrics espions (it’s complicated). S’il se fait gauler, ce sera un beau merdier diplomatique, mais comme notre héros est un vrai professionnel hautement entraîné... il se fait gauler. Je crois que la bonne formule était « autrement entraîné ». Pour ne rien arranger, Amon se fait griller sous sa perruque par le soupçonneux garde du corps du frère de Sichar avec lequel il taillait le bout de gravier, un Lucifer Black auquel on ne l’a fait pas. Cependant, la tentative grossière de la team Custo’ ne se solde pas par un échec complet, les derniers vers inquisiteurs d’Amon lui ayant permis de prouver que ce petit fripon de Sichar a bien été en contact régulier avec le Vengeful Spirit au cours des derniers mois.


Abandonnant toute discrétion, les deux Custodiens se font livrer leurs armes et armures par un téléporteur Über Cheat, et partent en direction du Parlement de Hy Brasil, où se trouve leur suspect, le Lucifer Black de garde du frangin d'icelui sur les talons. Grâce à la magie des feintecapuches, ils parviennent toutefois à portée de lance gardienne de l’agent double, révèlent leur présence, et le somment de se rendre sans jouer au héros…


…Cette interpellation sans histoire est cependant complexifiée par l’arrivée soudaine d’une escouade de Huscarls Imperial Fists, menée par Rogal Dorn en personne. Devant le refus des deux Custodiens de baisser leur arme, le Primarque est contraint de leur expliquer la situation : Sichar a bien été en contact avec Horus, mais c’est parce qu’il était un agent double au service de Terra. Et maintenant que sa couverture a été atteinte, il faudra trouver aux loyalistes un nouveau moyen de suivre les faits et gestes du Maître de Guerre félon. Bravo les Custos. Et Amon de faire remarquer à son interlocuteur qu’il faudrait vraiment que Space Marines et Custodiens collaborent de façon plus soutenue à l’avenir, afin d’éviter ce genre de résultats contre-productifs, conséquences logiques d’un travail en silo. Avant que Dorn ne puisse donner son avis sur la question, le Lucifer servant de garde du corps à Sichar, qui lui était un véritable traître, fait péter une bombe dans l’enceinte du Parlement, tuant son ancien employeur pour lui apprendre à être une balance. Il faudra à Amon encore s’employer pour rattraper le fâcheux et l’empêcher de faire exploser une autre bombe, bien plus dévastatrice, au dessus de la patinoire géante servant à refroidir les réacteurs de Hy Brasil, ce qui aurait eu des conséquences dévastatrices. Une petite téléportation du véhicule piégé en orbite, et l’affaire est réglée. Cependant, il va falloir que les surhommes rivaux apprennent à coopérer d’ici l’ouverture du siège de Terra si Pépé veut espérer l’emporter…


…Spoiler : ils n’y arriveront pas des masses.


1: Grossière erreur qu’ils ont payé de la même manière, c’est-à-dire cash.


2: Je suis quasiment sûr que falsehood n’a pas été traduit comme ceci en VF, mais ma version a vraiment trop la classe.


3: « Et Dorn dans tout ça ? » demanderont les lecteurs Imperial Fists, avec raison. Et bien le Primarque est chill avec le concept du "Un-Deux-Trois...Scalpel" dont il est la cible de la part des Custodiens, apparemment. Notamment parce qu’il avait repéré Amon depuis un petit moment, et ne se sentait pas vraiment menacé par un avorton maniant un couteau à huître.


4 : À ne pas confondre avec ‘Maçon Impassible’, qui est le sobriquet dont les Custodiens ont affublé ce pisse-vinaigre de Dorn.

Avis

Fascinante immersion dans le quotidien trépidant des encore plus meilleurs de l’Empereur, Blood Games fait mouche sur tous les plans importants pour une nouvelle de GW-Fiction. En matière de forme, Abnett parvient, comme à son habitude, à plonger son lecteur dans une intrigue passant de palpitante à intéressante, grâce à sa maîtrise de l’exposition parcellaire, qui lui permet de laisser son public dans une méconnaissance savamment étudiée de la situation dans laquelle son héros se trouve, jusqu’au rebondissement (pas tout à fait) final venant faire toute lumière sur les pages précédentes. Le bougre a beau être connu pour l’utilisation de ce genre d’effet, ce dernier marche toujours à plein à la première lecture, et c’est tant mieux. En plus de ce masterclass en termes de construction, Abnett convoque les souvenirs de ses trilogies inquisitoriales pour effectuer un remarquable travail de contextualisation de son propos, décrivant avec une foule de détails bien sentis la situation de Terra au début de l’Hérésie. Ce qui n’était alors « que » le Monde Trône se dévoile alors dans toute sa complexité, rappelant au lecteur qu’il n’y a pas forcément besoin de convoquer des armées titanesques s’affrontant sur des centaines d’années lumières pour intéresser le chaland.


Sur le fond, Abnett fait également fort en creusant quelques thèmes intéressants, comme le rôle et l’organisation des Custodiens, leurs rapports avec les autres protecteurs de Terra, et la situation géopolitique de la planète à HH-1. Et, si la vision qu’il donne de ces sujets peut surprendre de prime abord, il introduit ces nouveaux éléments de fluff avec une telle autorité et maestria que l’on ne peut qu’accepter sans la contester sa vision des choses, alors que beaucoup d’autres auteurs moins doués ont peiné à convaincre leur public de la validité de leur raisonnement et ajouts au background hérétique. Mine de rien, les apports de ces quelques dizaines de pages sont loin d’être anodins (notamment la mainmise assez fragile que l’Empereur a sur sa propre capitale, alors qu’il vient de conquérir la galaxie), et un certain nombre de publications postérieures capitaliseront sur ces derniers, à commencer par les propres soumissions d’Abnett (retour des Lucifer Blacks dans Légion, par exemple).


Finalement, le seul reproche que je ferai à cette nouvelle porte sur sa conclusion au goût d’inachevé, l’ultime cabriole d’Amon pour arrêter la Zamboni piégée de l’assassin de Sivar (dont la mort, racontée par une mention de deux lignes après une ellipse ayant projeté l’intrigue de la discussion tendue entre Amon et Dorn à la course poursuite du premier, est également bizarrement traitée) ne faisant pas le poids face à la qualité des pages précédentes. Pour le reste, c’est de l’excellent boulot de part de Dan Abnett, et une des meilleures nouvelles de tout le corpus hérétique que vous tenez dans les mains.

Fluff

Adeptus Custodes (Caractéristiques) : Les protecteurs de l’Empereur sont généralement plus grands et plus imposants que les Space Marines, même si la différence est loin d’être aussi marqué qu’entre un humain et un Space Marines.

Adeptus Custodes (Organisation) : Les Custodiens sont divisés en plusieurs cercles selon leur position hiérarchique. Ils ont leurs quartiers dans le Palais Impérial dans une tour de l’Hégémon. Leur accès au système universel d’identification biométrique et à la noosphère terrane leur permet d’identifier, de suivre et de neutraliser les menaces à l’ordre impérial.

Adeptus Custodes (Culture) : Leurs noms leur sont donnés par le premier cercle, en reconnaissance de leur identité et celle de leur famille, lieux de formation et exploits accomplis. Ces sont gravés sur leur armure, le premier élément visible au niveau du col, et le reste sur la face intérieure de la cuirasse. Valdor avait 1932 éléments à son nom au moment de l’Hérésie. Ils ne sont pas liés par la fraternité des Astartes, et sont ainsi mieux capables d’opérer seuls. Ils s’équipent sans l’assistance de serfs.

Adeptus Custodes (Technologies) : Les Custodiens utilisent des technologies avancées pour mener à bien leurs missions. Le Displacer field permet de dissimuler la taille et la stature de son porteur. La Falsehood est une cape d’invisibilité. Les Vermicular probes sont de petits robots vermiformes, de la taille d’une baguette (rq : l’ustensile chinois, pas la spécialité française) utilisés par les Custodiens pour infiltrer les systèmes d’information de leurs cibles. Répandus par milliers sur zone, les probes sont programmés pour se frayer un chemin jusqu’aux banques de données les plus proches, et envoyer l’information qu’ils ingèrent au centre de contrôle du Palais Impérial. Ils utilisent également des balises de téléportations minitaurisées et très précises, afin de recevoir leur équipement si le besoin s’en fait sentir alors qu’ils sont en mission.

Parties de Chasse : Afin de tester la robustesse des systèmes de sécurité du Palais Impérial, les Custodiens se prêtent à des Parties de Chasse (Blood Games), durant lesquelles ils essaient individuellement de penétrer le Palais pour assassiner un dignitaire important, voire un Primarque. Après chaque tentative, les méthodes utilisées par les « assassins » sont analysées pour améliorer la sécurité.

Terra (géographie) : Slovakian fiefs, Kaspia (nord reaches), Pit of Venezia (Dolomite Shrines), Boocuresti Hive, Bilhorod, Himalazia, Kath Mandau, Xizang mines, Gobi Wastes, Irkutsk, Papuan Deserts (Cebu Sity), Baktria, Delta Nilus, Archangelus (cité ruche ?), Nordafrik, Hy Brasil, Planalto (cité ruche du Hy Brasil) et le quartier de Sao Paol, Sud Merican Cantons.

Terra (Palais Impérial) : Cet édifice est décrit comme plus grand que beaucoup de cités de Terra. Il comporte des ravins artificiels constitués de l’empilement de cinq cents étages. Certains de ses domes, comme celui de l’Hégémon, sont si larges qu’ils disposent de leur propre micro-climat (la pluie de l’Hégémon est considérée comme un bon présage). Parmi les lieux connus, on trouve l’Enceinte de Jade (Jade Bailey), l’Oasis de Qokang, les Tours des Taxonomies, l’Investiary, le Hall de Leng (anomalie de l’espace-temps, à la confluence du passé et du futur), la Maison des Armes (House of Weapons, armurerie des Custodes), le Grand Observatoire (Great Observatory). Une montagne entière de l’Himalaya a été rasée pour fournir les matériaux nécessaires à sa fortification au début de l’Hérésie.

Terra (faune) : Loups irradiés (rad-wolves), présents en grand nombre sur les contreforts du Palais Impérial, et tenu à distance par des mastiffs.

Population impériale : Les Genestock Ogres de Nei Monggol, aussi appelés migous (rq : nom du yeti dans l’Himalaya). Ils sont beaucoup plus grands et forts qu’un homme normal et même qu’un Space Marine. Ils se droguent avec de la résine qash, dérivée d’un nématode du désert de Gobi.

Personnages nommés : Pherom Sichar est le seigneur du Hy Brasil et possède un empire commercial important dans les colonies terranes grâce à ses connections avec la Navis Nobilite. Il est reconnu comme l’un des cinquante seigneurs féodaux les plus puissants des colonies (possession de Cajetan sur le monde de 61 Isthmus), avec un statut qui aurait pu lui permettre de devenir membre du Conseil de Terra, sans l’intervention de Malcador. Descendant direct de Dalmoth Kyn, l’un des derniers tyrans à s’être opposé à l’unification. Il a quatre frères, dont Ptolem Sichar. Protégé par les Dracos, une division militaire d’élite, et par des membres des Lucifer Blacks. Soupçonné par les Custodiens d’être en liaison avec Horus, il périt dans l’explosion d’une bombe posée par son garde du corps après que Rogal Dorn ait révélé qu’il était un agent double au service de Terra. La Dame Kalhoon de Lanark a été assignée à résidence du fait de son opposition à l’Empereur. Hans Gargetton, Chancelier des Plateformes Atlantiques, a été démis de son office et mis en examen de haute trahison du fait de son opposition à l’Empereur.

Régiment de renom : Les Lucifer Blacks sont un régiment à la réputation légendaire, dont les membres sont tout autant réputés pour leurs prouesses aux combats que pour leur intelligence et esprit d’analyse. Quasiment exterminés pendant les guerres d’Unification, seuls les individus les plus influents peuvent s’attacher les services d’un Lucifer Black.